Pourquoi tel horizon aux portes ouvertes
Ne m’accueillerait pas ? Serait-ce le vide
Que n’effraie le marin lancé dans sa quête
De l’absolu ? Non pas. Mon âme est avide ;
Pourtant ce doux couchant apaise mes rancœurs
Appelle ma folie, je me meurs d’espérer
Ce jour. Ma Rédemption est proche. Plus de peur
Pour enfin en finir, et boire au flot glacé ;
Le vent n’atténue pas les larmes orphelines
Epousant la nacre de mes yeux. Cet ange
Si souvent imploré m’a prêté ses ailes ;
Et je cours ! Je saisis la mort, sa main grêle
Soudain me réchauffe. Dans un saut étrange
J’épouse l’océan, amant d’opaline.
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