Mercredi 19 septembre 2007

Quelques prunelles d’or fixent l’obscurité
Eclairant son regard d’une infinie douceur
En ombre et lumière sur le marbre glacé
Toutes nos prières, perdues, suent la douleur ;

L’enfant, béni soit-il, se tient contre son sein
Peureux de nos malheurs en ce grand chapitre
Prostré sur un prie-dieu, l’Homme délire en vain
Soucieux d’éternité près du grand Arbitre ;

Le temps ne bouge pas sous la voûte immense
Et les pas résonnent en échos sinistres
Que l’enfant apeuré redoute en silence

Le prie-dieu délaissé sous la voûte austère
Pleure des larmes d’or. Rien n’est plus sinistre
Que les cierges brûlés de nos vaines prières.

par Steve Damien
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