Mercredi 19 septembre 2007
Paix à notre âme et toi Colombe, vole au vent !
Emporte sur tes ailes nos destins lourds et pressés
Fait de nos vies une chimère car souvent
Ce fardeau pèse sur nos épaules voûtées ;
Tu suivras doucement le flot de nos langueurs
Portée par le souffle divin de nos âmes abruties
Tu tâcheras de retrouver en nous le meilleur
Comme la source mystérieuse que le mal a tari ;
Postulat de la nature humaine devant le Seigneur
Nous chercherons à faire force sur la balance
Et quand elle oscillera en nous crevant le cœur
Toi, Colombe, tu seras pour nous l’innocence ;
Le rythme effréné de nos existences de misère
Battra la mesure de ton voyage vers le rêve
Et, seul lien entre l’Infini et la Terre,
Tu seras là pour qu’enfin notre douleur s’achève ;
Car enfin voilà, tout recèle du procès de l’humanité
Loin d’être des anges nous croyons au paradis
A force de prières nous pouvons geler nos pensées
Et sombrer lentement dans l’indécence de la folie ;
Nos esprits sont brûlés à vif, perdus dans les nuées
Des braises ardentes tapissent notre conscience
Et au moindre effort pour pouvoir s’y référer
Nous voici atteints et consumés par l’ignorance ;
Toi, Colombe, dans la prunelle de tes yeux
Tu emportes avec toi l’espoir de nos voix muettes
Qui cherchant le Verbe ont fait luire ces aveux
Torture de notre espace qui jamais ne s’arrête ;
Dieu, quel vertige ! Je vacille sur les sommets
Je tremble devant l’immensité de l’océan
Assis sur ton dos j’espère ne plus me retourner
De peur de me perdre pour toujours dans le néant ;
Jour et nuit, j’implore la beauté de ton regard
Car il me fait oublier celui des égarés
Ta vision si incrédule de notre monde noir
Me rassure et me donne l’envie d’espérer ;
Grâce à toi nous trouverons peut-être le Salut
La Fortune nous sourira et nous aidera
Nous n’aurons plus dans nos vies d’individus
De haine, de crainte ou de sentiments sans foi ;
Au nom de tous j’ai imploré ta pitié
Car mon corps est en proie à des sanglots profonds
Chacun voit en mon sourire une folie mal placée
Alors qu’en fait ils ont tous perdu la raison ;
Dis-moi, Colombe, le vent ne tombera pas
Comme le voilier s’effraie des colères de l’Univers
Les éléments ne te laisseront pas le choix
Mais garde la direction de nos tours de verre ;
Un diamant brille au fond de nous, je crois
Et toi, Colombe, tu atteints le cœur de nos âmes…
Ceux qui t’aperçoivent ne s’inquiètent pas,
Mais c’est notre pourriture que tu caches sous ton charme.
par Steve Damien
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