Bonjour à tous et bienvenue sur ce blog qui j'espère
deviendra vite un lieu d'échange et de passion culturelle. Je souhaite communiquer à tous les visiteurs cette envie qui me tient chaque jour qui passe...comment dépasser le quotidien tout en
poursuivant intimement la route qui mène vers nos destins respectifs, nos rêves, nos illusions...en bref, tout ce qui fait que l'on vit chaque moment avec intensité en gardant au fond de soi
cette intimité de la passion.
Amour, folie, perversion, désir, inspiration, tout concourt à faire de nous des artistes dans ce grand théâtre qu'est la Vie. Spectateurs ou comédiens, pour peu que les rôles s'inversent parfois
pour nous faire prendre conscience de ce que nous sommes vraiment au fond.
Je suis un peu idéaliste. Je rêve que les talents cachés (et il y en a!!!) qui sommeillent en ce monde se révèlent un jour, aux yeux éberlués du plus grand nombre, pour endiguer ce processus de
culture de masse qui infeste nos esprits comme une gangrène. L'art de la "reprise" musicale au détriment de celui qui compose chaque jour avec passion...le plagia à l'instar du jeune
scribouillard qui s'evertue dans sa chambre, sur un banc dans la rue, au travail, à poser sur papier ses nobles pensées avec l'espoir qu'un jour quelqu'un l'appréciera, et se l'appropriera sur sa
table de chevet, sur la table basse du salon ou dans le tram...
Je souhaite sincèrement que ce blog devienne, au delà des textes que je publierai et des critiques qu'ils imputent, une sorte de communauté où les jeunes artistes qui ont du potentiel et prêts à
tout sacrifier pour leur passion se rejoignent dans le partage, le respect et la sincérité. Il me semble que si l'on met plusieurs grains de sable les uns contre les autres, on voit naître un
château sur la plage.
Faisons en sorte que le château en devenir que représente ce potentiel artistique latent dresse fièrement ses tours face à l'océan de la culture "de base", ou comme cette
photo de Vercingetorix "HEROE GERGOVIA" de Clermont Ferrand, notre force soit si grande qu'elle puisse défier le ciel sans qu'on la regarde d'en bas, un peu comme en contre-plongée.
par Steve Damien
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Mercredi 19 septembre 2007
Pourquoi tel horizon aux portes ouvertes
Ne m’accueillerait pas ? Serait-ce le vide
Que n’effraie le marin lancé dans sa quête
De l’absolu ? Non pas. Mon âme est avide ;
Pourtant ce doux couchant apaise mes rancœurs
Appelle ma folie, je me meurs d’espérer
Ce jour. Ma Rédemption est proche. Plus de peur
Pour enfin en finir, et boire au flot glacé ;
Le vent n’atténue pas les larmes orphelines
Epousant la nacre de mes yeux. Cet ange
Si souvent imploré m’a prêté ses ailes ;
Et je cours ! Je saisis la mort, sa main grêle
Soudain me réchauffe. Dans un saut étrange
J’épouse l’océan, amant d’opaline.
par Steve Damien
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Mercredi 19 septembre 2007
La tristesse coule en petites gouttes sur les joues vernies
Et l’amertume brûle comme un acide le cœur blessé
Le regret tue comme un poignard sanglant d’envie
La mélancolie gèle les yeux ternis, embués ;
La joie distillée semble pire qu’une sueur glacée
Le bonheur ivre fait vaciller l’esprit tourmenté
Un rire aux larmes contrefait notre dignité
Et l’ironie cynique se boit à longs traits ;
Ce soir, le spectacle à peine entamé doit finir
Le marionnettiste a rangé ses filets et ses fictions
Le clown blasé a finalement éteint son rire
Et l’artiste démembré recouvre enfin la raison ;
Ce soir, Dieu ! Chacun de nous est désœuvré
L’angoisse nous étreint la gorge comme un étau
En proie à l’incertitude, face aux responsabilités,
Le doute pose sur nous le poids de son fardeau ;
La rancœur vide son sac à la barre des condamnés,
La haine vibre de toute sa folie dérisoire
Les nerfs sont tendus et pourraient bien lâcher
Si la colère ne tranchait pas comme un rasoir ;
Le chagrin inonde la terre de nos espoirs
La peine se noie dans la mer de nos projets
Et comme un radeau abandonné au hasard
L’esprit, perdu sur l’océan de la futilité ;
Ce soir, les numéros se seront tous succédés
Dans un ordre monotone et discordant
Chacun n’aura donné de lui que sa moitié
Car les artistes n’offrent jamais que leur présent ;
Ce soir, l’animation aura retenti pour rien
Comme un glas sonné par un curé dément
Et que l’on sonne l’Angélus ou le Tocsin
Nous ne frissonnons que d’un commun serment ;
La confiance trahit notre raison innocente
La douceur fait piètre figure devant le mensonge
L’amour factice brûle l’âme seule et errante
La plongeant dans les abîmes du songe ;
Les larmes tracent des sillons à tout jamais
Sur les visages pâles et veufs de tout sourire
Et l’envie consume les tissus de lucidité
Pour accroître les besoins en manque de plaisir ;
Ce soir, l’orchestration aura fait défaut
Et la bonne humeur attisé la douleur
Car chacun n’aura été qu’un vague héros
Le temps d’une interprétation sans cœur ;
Ce soir, les chandeliers n’éclairent plus
Le public a déserté les gradins poussiéreux
Le vent balaie les plateaux vermoulus
Et les artistes pleurent en se frottant les yeux ;
La tristesse coule en petites gouttes sur les joues vernies
Et ce soir, le spectacle se meurt sous un ciel gris…
par Steve Damien
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Poésie
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Mercredi 19 septembre 2007
Quelques prunelles d’or fixent l’obscurité
Eclairant son regard d’une infinie douceur
En ombre et lumière sur le marbre glacé
Toutes nos prières, perdues, suent la douleur ;
L’enfant, béni soit-il, se tient contre son sein
Peureux de nos malheurs en ce grand chapitre
Prostré sur un prie-dieu, l’Homme délire en vain
Soucieux d’éternité près du grand Arbitre ;
Le temps ne bouge pas sous la voûte immense
Et les pas résonnent en échos sinistres
Que l’enfant apeuré redoute en silence
Le prie-dieu délaissé sous la voûte austère
Pleure des larmes d’or. Rien n’est plus sinistre
Que les cierges brûlés de nos vaines prières.
par Steve Damien
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Poésie
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